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Cercle Jean Moulin

Cercle Jean Moulin

Association Mémorielle Patriotique et Républicaine. Ses devises sont : "Liberté, Egalité, Fraternité" & "Honneur et Patrie". Elle honore et transmet la Mémoire de Jean Moulin, ainsi que la Mémoire des Républicains espagnols, la Mémoire de la Résistance, de l'Internement et de la Déportation . Elle promeut les valeurs de celles-ci et lutte contre le négationnisme et le révisionnisme, l'anti-France, et ses résurgences dans l'actualité. http://cercle.jean.moulin.over-blog.com/ https://www.facebook.com/CercleJeanMoulin?ref=hl cercle.jean.moulin71@sfr.fr 07 81 34 85 48


Résistant à 16 ans, il raconte

Publié par cercle Jean Moulin sur 8 Mai 2013, 08:05am

Catégories : #Mémoire de La Résistance et de la Déportation


Pierre Gey : « Mon père avait prévu d’aller à la rencontre du Maquis Socrate, en pleine forêt, le jour du débarquement de Normandie. Il n’a malheureusement pas pu s’y rendre ». Photo CD

Pierre Gey : « Mon père avait prévu d’aller à la rencontre du Maquis Socrate, en pleine forêt, le jour du débarquement de Normandie. Il n’a malheureusement pas pu s’y rendre ». Photo CD

La cérémonie commémorative de la victoire du 8 Mai 1945 va donner lieu, ce matin à Autun, à la remise d’insigne de porte-drapeau à l’ancien maquisard Pierre Gey. Rencontre.

 

Du haut de ses 85 ans, Pierre Gey est un de ces précieux et rares témoins de l’Histoire. Digne représentant du Maquis Socrate, il a l’honneur de porter le drapeau, emblème de cette poche de résistance traquée, sous l’occupation, par l’ennemi dans le Morvan. Ce drapeau en héritage, il l’a reçu et accueilli avec un soin particulier, il y a une douzaine d’années, des mains de Joseph Néel, confident et chauffeur attitré du regretté Georges Leyton, alias Socrate. « C’est l’épouse de Joseph Néel qui l’a confectionné avec de la toile de parachute, confie Pierre Gey, il me l’a donné avant de s’éteindre car j’étais le plus jeune du maquis ».

« Tu n’as rien vu ! Tu ne dis rien ! »

À l’évocation de ce signe distinctif, c’est tout le passé du retraité anostien qui refait surface. Notamment le sacrifice de son père, Marcel Gey, grand résistant, exploitant forestier et entrepreneur de transport à Bussy, hameau d’Anost. Pierre Gey égrène ses souvenirs : « Dès les premières heures de l’occupation, mon père refusait la défaite, l’asservissement. Il est devenu homme de confiance du Maquis Socrate à qui il a déniché un lieu sûr, en avril 1944, sur la colline du Montiant près de Bussy. Il s’occupait du ravitaillement et assurait les fonctions d’agent de renseignements ». Sa foi patriotique, son courage font table rase des dangers, risques et périls encourus par cet homme marié et père de deux enfants : Pierre alors âgé de 16 ans et Lucien 3 ans. Chaque soir, au domicile de la famille Gey, rue d’Athez à Bussy, c’est le même rituel. Le capitaine « Socrate », commandant du maquis le plus traqué en Nivernais, et une partie de ses hommes viennent récupérer les victuailles. « Quand Socrate arrivait à la maison, aussitôt avec mon père ils tiraient les rideaux, fermaient les volets et écoutaient radio Londres. Moi, j’étais sommé de rester dans ma chambre ». Avec, à l’issue de l’entrevue, un rappel à l’ordre systématique du paternel : « Tu n’as rien vu ! Tu ne dis rien ! ».

Ce même rituel jusqu’au 5 juin 1944, jour où Marcel Gey se fait piéger par les nazis et les miliciens à 300 m de chez lui, payant ainsi de sa vie son silence aux questions de la Gestapo de Château-Chinon. Le 6 juin 1944, il est retrouvé mort sur la route de Saint-Hilaire-en-Morvan, abandonné par ses bourreaux. « J’avais à peine 17 ans quand mon père a été assassiné. Le soir du 9 juin, jour de ses obsèques, Socrate et Joseph Néel sont venus me chercher 

http://www.lejsl.com/edition-d-autun/2013/05/08/resistant-a-16-ans-il-raconte

 

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